Pour déterminer les fréquences caractéristiques du signal, nous utilisons une analyse de Fourier de la série temporelle en vitesse. De façon à améliorer le rapport signal sur bruit, le signal du filament est la série temporelle obtenue en effectuant la moyenne spatiale des 5 pixels du filament (définis dans le paragraphe précédant). En effectuant cette opération, nous perdons les informations sur la cohérence de phase dans le filament.
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Nous appliquons la transformée de Fourier au signal temporel
pour
obtenir
dans l'espace des fréquences
après
avoir apodisé le signal (bra71). Les
fréquences obtenues sont limitées par :
Le spectre de puissance associé s'écrit alors
.
Les spectres de puissance dans le filament et dans la région calme sont
normalisés à la variance
de leur signal
(Fig. V.7). Pour calculer
un niveau de confiance, nous avons fixé une fréquence minimale au-delà de
laquelle le bruit est considéré comme un bruit blanc. La distribution
statistique du bruit dans l'espace de Fourier est une distribution
à deux degrés de liberté. Le niveau de confiance à 99% est alors situé à
(Fig. V.7 droite en traits pleins). Les
fréquences caractéristiques correspondent aux pics situés au-dessus
du niveau de confiance à 99%. On notera d'abord la présence d'un pic
commun au filament et à la région calme pour une fréquence de 0.15 mHz.
Ce pic caractéristique résulte d'un effet thermique instrumental.
Les fréquences communes au filament et à la région
calme ne sont pas prises en compte. En particulier entre 0.3 mHz et 0.8 mHz,
les pics ne sont pas caractéristiques d'oscillations dans le filament et
peuvent
être interprétés comme étant dus à différents effets instrumentaux tels
que les instabilités de pointage (lem00, communication privée). L'ensemble des
fréquences caractéristiques du filament est résumé dans le tableau
V.1. On notera la présence dans la région calme
d'oscillations caractéristiques autour de 3 min (
5 mHz) qui peuvent
être reliées aux oscillations chromosphériques.