Le traitement des données effectué (cf Annexe A), nous pouvons
construire les séries temporelles en intensité pour les quatre longueurs
d'ondes (Fig. VI.3 colonne de gauche). En réalité, nous avons
trois fenêtres spectrales centrées sur 584 Å (1),599 Å (2), et 608 Å (3). La
fenêtre (1) contient uniquement la raie HeI à 584 Å. La fenêtre (2)
contient la raie OIII à 599 Å. Alors que la fenêtre (3) inclue la raie
MgX à 609 Å (la plus intense), la raie HeII à 304 Å et la raie SiIX à
303 Å (au 2
ordre). Cette dernière est trop
peu intense pour être exploitée dans cette étude. Nous devons donc
séparer la fenêtre spectrale en deux pour isoler chaque raie. Les cartes
d'intensité correspondent aux variations du maximum d'intensité d'une
raie. Le morceau du filament que nous avons suivi est déterminé par la zone
sombre au centre des images dans les quatre raies quelle que soit leur
température de formation. chi98 ont défini un critère de
visibilité des filaments : si
912 Å le filament est observable
car le rayonnement provenant de la région chromosphère-région de
transition est absorbé par le continuum de Lyman en traversant de la
matière froide, si
912 Å il n'y a pas d'absorption. Dans notre cas,
les raies sélectionnées ont des longueurs d'onde inférieures à 912 Å.
La largeur de cette portion du filament est estimée à 40
.
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Pour en déduire les séries temporelles en vitesse, nous utilisons une méthode analogue à celle développée dans le Chapitre V, c'est-à-dire, à partir d'un profil moyen de la raie, nous calculons le décalage Doppler en utilisant un ajustement gaussien de chaque profil à une position et pour un temps donné. Fig. VI.3 colonne de droite, les séries temporelles obtenues ont par convention une vitesse positive (négative) représentée en blanc (en noir) associée à des mouvements de matière ascendant (descendant). En effectuant la moyenne le long de la fente (Fig. VI.4 colonne de gauche), nous remarquons qu'il existe une dérive de la vitesse pendant la durée totale des observations. Ce phénomène peut être associé à une variation de température due aux changements rapides de la position du miroir que nous avons utilisé pour pouvoir suivre la rotation solaire. Pour corriger cet effet, nous avons supposé que les variations étaient linéaires et que la vitesse à l'instant initial était correcte. Une régression linéaire donne donc les résultats de la Fig. VI.4 (colonne de droite).